La protonthérapie : un traitement moderne contre le cancer pas (encore) offert au Canada

La radiothérapie est une forme ciblée de traitement utilisée pour près de la moitié des patients atteints d’un cancer. En général, elles sont effectuées à l’aide de rayons X focalisés. Comme ces rayons traversent les tissus, les organes et tissus sains peuvent se trouver exposés aux radiations.

La protonthérapie est plus précise, car elle permet de mieux concentrer le rayonnement sur la tumeur, réduisant ainsi les effets secondaires. Elle n’est toutefois pas offerte au Canada. À l’heure actuelle, l’accès à ce traitement clé contre le cancer est difficile pour la population canadienne.

Les avantages de la protonthérapie sont particulièrement importants pour les enfants, les adolescents et les jeunes adultes, car ils peuvent vivre longtemps une fois leur cancer guéri. Le médulloblastome, par exemple, est un cancer du cerveau agressif dont peuvent souffrir les jeunes. On le traite généralement par radiothérapie du cerveau et de la colonne vertébrale, ce qui peut engendrer des troubles cognitifs.

Pour ces malades, la protonthérapie réduit l’exposition aux rayonnements d’autres organes, dont le cerveau, ainsi que la thyroïde, le thorax, l’abdomen et le bassin. Cela permet une meilleure fonction cognitive et moins d’effets secondaires à long terme pour les personnes qui reçoivent la protonthérapie par rapport à celles avec un traitement aux rayons X (photons).

Cartes de doses pour des patients avec radiations qui ciblent le cerveau et la colonne vertébrale. (À gauche) Enfant avec traitement aux rayons X (photons), offert au Canada. (À droite) Enfant avec protonthérapie, offerte à l’étranger. Notez que le visage, le cou, la poitrine, l’abdomen et le bassin ne sont pas irradiés contrairement au traitement par photons. Les couleurs de la légende indiquent le pourcentage d’exposition pour les organes et tissus.
Derek Tsang

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Derek Tsang, Associate Professor, Department of Radiation Oncology, University of Toronto