« Littoral et fonds marins de la Rade de Brest : nombreux sont les motifs d’inquiétude qui concernent les atteintes à notre environnement naturel dont en particulier la Rade de Brest. Chaque nouvelle année, la qualité de ses eaux tend à se dégrader. Même s’ils restent peu visibles sur le littoral, les polluants charriés par l’Elorn et l’Aulne finissent dans la rade avec pour conséquence une prolifération d’algues vertes dont l’accumulation à la côte génère des risques ce qui impose leur ramassage et donc des dépenses pour la collectivité.
Par-delà l’interdiction de collecte de coquillages qu’il convient de rappeler car non respectée, les récentes et multiples interdictions de baignades sur notre commune du Relecq-Kerhuon rajoutent à cette inquiétude ambiante, tout comme le chantier de dépollution en cours sur le site de la Cantine du Moulin Blanc qui devrait durer jusqu’en février 2025. Pour rappel, il s’agit ici de traiter 8 à 9 000 tonnes de terre, tourbe et remblais contaminés au mercure, cyanure et hydrocarbure, sur un site possiblement traversé par des eaux « busées » qui se jettent dans la rade toute proche.
Tout cela contribue à installer un climat d’inquiétude alimenté par un déficit de communication des responsables concernés. Les Amoureuses et Amoureux de la Rade restent toujours mobilisés pour rappeler l’absurdité « écologique, sociale et climatique » du projet immobilier de grand luxe sur le site de la Cantine du Moulin Blanc, pour dénoncer les atteintes à l’environnement en Rade de Brest et alerter sur le risque de submersion et l’appropriation du littoral par une minorité.
Aussi, nous interpellons les autorités locales du périmètre de la rade de Brest, et en particulier Monsieur Laurent Péron, vice-président métropolitain en charge du « Littoral et espaces sensibles », président du syndicat de bassin de l’Elorn, président du comité de pilotage TerraRade,…
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Auteur: Claude Morizur

