La préfecture de Paris a organisé jeudi 19 octobre avec le soutien de la mairie une opération de « mise à l’abri » des jeunes migrants mineurs qui, faute de prise en charge, campaient dans le parc de Belleville depuis juin 2023. A la date de l’évacuation, ils étaient 475
Cette opération évidemment prévue depuis plusieurs semaines par la préfecture n’a pourtant été annoncée que la veille aux jeunes du parc, aux associations et aux habitant·e·s solidaires. Elle a tout de suite été présentée par la mairie comme, au mieux une bonne nouvelle, au pire une opération de routine.
Si c’est une opération de routine, alors pourquoi tant d’improvisation et de désinformation ?
Si c’est une bonne nouvelle, alors pourquoi tant de mensonge, d’invisibilisation et de maltraitance ?
Nous disons plutôt que ce jour-là, nous avons assisté à une rafle dont l’objectif était d’isoler et humilier les jeunes du parc alors qu’ils commençaient à casser l’invisibilisation, à s’organiser et à rassembler autour d’eux de plus en plus d’habitant·e·s solidaires.
Et de le faire de manière à imprimer dans la tête de toutes celles et ceux présent·e·s ce jour-là que c’est l’État, sa préfecture et sa police qui décident de tout et qu’il n’y a pas d’alternative.
Mise en danger
Dès 3h du matin, les premiers jeunes se sont réveillés pour commencer à organiser leur mise à l’abri à partir des informations qui leur avaient été données la veille : 250 d’entre eux partiraient dans plusieurs bus à partir de 6h par la sortie en haut du parc, pour être répartis dans plusieurs hébergements en Ile-de-France jusqu’à examen de leur dossier. Le problème le plus urgent à régler : ils sont bien plus que 250.
Dès 4h du matin, les premiers policiers entrent dans le parc et perturbent la préparation des jeunes qui parviennent à organiser une file. Les premiers d’entre eux sont alors pressés contre les…
La suite est à lire sur: paris-luttes.info
Auteur:

