« Le 17 mars, la Préfecture a annoncé l’expulsion de la Gaîté Lyrique alors que tout le monde faisait le ramadan. Ce jour-là, les délégués du collectif des Jeunes du Parc de Belleville et soutiens sont venus pour informer les jeunes, préparer les affaires et sortir. On s’est apprêtés, on est sortis. Après, on est restés devant le bâtiment toute la nuit parce que des gens sont venus pour manifester et nous soutenir. Mais la police ne l’a pas accepté et elle est venue le matin du 18. » Douanene
« La dame de la préfecture nous a dit qu’on avait jusqu’à 6 heures pour libérer l’espace. Mais le temps de prévoir de partir, la police a nassé les jeunes. Ils ont défoncé le premier cordon de sécurité fait par les soutiens et ils sont rentrés dans la foule. Ils ont violenté les jeunes, après ils ont gazé. Certains sont tombés parce qu’ils ont gazé tout le monde. » Alhassane
Sur le même sujet : « La gauche doit quitter ses bureaux et lutter avec nous »
« La police a envoyé les gaz contre les gens. Des gens ont couru et ont laissé les affaires. La police a entouré mon groupe. Ils ont mis les affaires et les papiers avec les portables dans un camion. Après, ils m’ont attrapé et emmené dans le camion. Ils nous ont pris un par un par la force. Devant la Gaîté, ils ont séparé les blancs et les noirs. » Douanene
« Ils nous ont embarqués dans leur voiture pour le commissariat. Ils nous ont obligés à faire des empreintes. Certains ont refusé mais ils étaient agressifs. Il y avait une femme blanche, elle, on a juste pris son prénom. Ils nous ont gardés dans la cage jusqu’à 22 heures et après, ils nous ont amenés à la Boulangerie (Centre d’hébergement d’urgence des étrangers en instance d’expulsion). » Alpha
« On était en…
Auteur: Collectif

