« La répression ne va pas éteindre les free parties »

Entendre les participant·es des free parties (1) plutôt que parler à leur place. C’est le projet initial d’un musicologue, Guillaume Kosmicki, dans un livre rare – Free party : une histoire, des histoires, 2010 – sur ce mouvement de fête libre dont on entend plus souvent le vacarme politique que l’entêtant boum boum électronique.

Dans sa pièce, Tribe, le metteur en scène Pierre Levent s’inspire de ces voix pour documenter un « mouvement musical et culturel » trop souvent caricaturé quand il n’est pas réprimé. Et ce, alors que la techno acceptable, la « French touch », pourrait entrer dans le Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Il réagit aux initiatives parlementaires qui visent à criminaliser les publics des free parties (et propose aussi quelques sons issus de la culture techno).

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Fête organisée par un collectif de bénévoles appelé sound system, durant laquelle est diffusée de la musique électronique, et pouvant réunir de quelques dizaines à plusieurs milliers de participants.

Votre pièce se base sur les témoignages issus du livre du musicologue Guillaume Kosmicki, Free parties : une histoire des histoires. Pourquoi était-il important, selon vous, de mettre en scène les free parties ?

Pierre Levant : J’ai constaté que ce mouvement culturel pourtant majeur en Europe n’avait pas trop été montré au théâtre, alors qu’il est pourtant la cible d’une multitude de représentations dans les médias. Ça fait presque dix ans que je suis metteur en scène avec la compagnie Les Comploteurs. Et à côté, j’allais déjà très souvent dans des free parties. Au cours de mes lectures, je me suis intéressé au travail de Guillaume Kosmicki. Son livre constitue une exploration très précieuse de la…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Hugo Boursier

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