Selon le rapport de l’OIT sur l’emploi dans le monde, l’économie mondiale ralentit, ce qui rend plus difficile la reprise complète des marchés du travail. En 2024, l’emploi mondial est resté stable, n’augmentant que grâce à la croissance de la population active, ce qui a permis de maintenir le taux de chômage à 5 %, indique le rapport.
Cependant, le chômage des jeunes ne s’est guère amélioré, restant élevé à 12,6 %. En outre, le travail informel et la pauvreté des travailleurs ont retrouvé leurs niveaux d’avant la pandémie, et ce sont les pays à faible revenu qui ont eu le plus de difficultés à créer des emplois décents.
Le déficit mondial d’emplois s’élève à 402 millions
Dans ces conditions, le déficit mondial d’emplois – le nombre estimé de personnes qui souhaitent travailler mais n’ont pas d’emploi – atteindra 402 millions en 2024.
Ce chiffre comprend 186 millions de chômeurs, 137 millions de travailleurs découragés et 79 millions de personnes qui souhaiteraient travailler mais qui ont des obligations, telles que la garde d’enfants, qui les empêchent d’occuper un emploi.
Si l’écart s’est progressivement réduit depuis la pandémie, il devrait se stabiliser au cours des deux prochaines années, tempère l’OIT.
Selon le rapport, les taux d’activité ont baissé dans les pays à faible revenu tout en augmentant dans les pays à revenu élevé, principalement chez les travailleurs âgés et les femmes. Toutefois, les écarts entre les sexes restent importants, les femmes étant moins nombreuses sur le marché du travail, ce qui limite les progrès en matière de niveau de vie.
La participation au marché du travail diminue, en particulier chez les jeunes
Chez les jeunes hommes, le taux d’activité a fortement baissé, et nombreux sont ceux qui ne suivent pas d’études, d’emploi ou de formation (NEET). Cette tendance est particulièrement prononcée dans…
Auteur: Nations Unies FR

