Le virus Ebola sévit de nouveau en République démocratique du Congo (RDC). L’Organisation mondiale de la santé a déclaré, le 17 mai, « une urgence sanitaire publique de portée internationale ». Selon les chiffres de dimanche donnés par le ministre de la Santé congolais, Samuel-Roger Kamba, au moins 91 morts ont vraisemblablement été causées par Ebola et 350 cas suspects ont été signalés. Des tests en laboratoire ont permis d’identifier la souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ou traitement n’existe actuellement.
C’est la 17e épidémie d’Ebola en RDC depuis 1976, date à laquelle la maladie a été détectée pour la première fois.
Dans un communiqué publié le 18 mai, Médecins sans frontières (MSF) rappelle que cette souche avait déjà provoqué une épidémie en Ouganda en 2007-2008 et en RDC en 2012. Selon l’OMS, le taux de létalité de cette souche serait situé entre 30 et 50 %. « Le nombre de cas et de décès que nous constatons en si peu de temps, combiné à la propagation dans plusieurs zones sanitaires et désormais au-delà de la frontière, est extrêmement préoccupant », a déclaré Trish Newport, responsable du programme d’urgence de MSF.
Sur le même sujet : En République démocratique du Congo, plus de 230 000 déplacés au Nord-Kivu
Ce virus a surgi dans la province de l’Ituri, à l’est du pays, déjà marquée par les conflits armés. Une situation sécuritaire qui « restreint le déplacement des équipes de surveillance, limite le déploiement des équipes d’intervention rapide et entrave le transport sécurisé des échantillons de laboratoire », note l’OMS. C’est la 17e épidémie d’Ebola en RDC depuis 1976, date à laquelle la maladie a été détectée pour la première fois. Entre 2018…
Auteur: Politis

