La France de 2026 est tout sauf républicaine. « Liberté, Égalité, Fraternité » ne sont plus que des mensonges. Ici, nous préférons Philippe Pétain à Jean Moulin, et la Marseillaise est devenue un hymne sans âme. On arme les obéissants qui tuent, et non ceux qui sculptent la paix. Il n’est pas surprenant qu’aujourd’hui il vaille mieux être fasciste que résistant. Aux grands fascistes la patrie reconnaissante ! Nous préférons pointer du doigt les musulmans et les Arabes plutôt que de parler de la vie chère, de l’exploitation, de la gentrification ou de la destruction des services publics.
Nous semblons fiers de cette France qui trahit, de cette France qui finance les génocidaires, de cette France qui s’agenouille devant les grandes puissances, de cette France qui glorifie les contre-révolutionnaires et criminalise toute forme de solidarité ou de résistance des peuples libres. Une France où les médias servent les intérêts de la bourgeoisie réactionnaire plutôt que l’information ou le bien commun. Voici notre « douce France » : la République y est morte.
L’antifascisme est un véritable mode d’action organisé pour combattre un système qui génère systématiquement la violence et l’injustice.
Ismaël Aali, un jeune de 20 ans qui avait tout l’avenir devant lui, a été tué près de Lyon en raison de son origine ethnique ou de sa religion. Ce crime raciste a été traité dans l’indifférence totale des grands médias, comme si la vie d’un jeune homme racisé ne comptait pas. Toutefois, lorsqu’il s’agit de la mort d’un néonazi appartenant à un groupuscule réactionnaire et antisémite, tous les plateaux télévisés passent jour et nuit à instrumentaliser son décès contre la gauche de rupture, et particulièrement La France insoumise.
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Auteur: Mimi Aum Neko

