Face à l’urgence et au ravage écologique, des femmes et des hommes en résistance s’engagent dans des luttes qui semblent parfois perdues d’avance tant les enjeux sont grands. Blocage d’usines polluantes, sabotage pour mettre fin à la pollution marine, ZAD pour protéger des forêts… Si ces combats opposent toujours David à Goliath, ils sont parfois victorieux et montrent que la force de l’engagement peut triompher de la puissance des industries polluantes et des gouvernements qui les soutiennent. Le film Irréductibles souhaite retracer l’histoire de ces personnes qui sont passées de l’indignation à l’action et s’engagent collectivement pour défier l’injustice, proposer des alternatives et lutter contre les destructions.
Militant écologiste et réalisateur, Olivier Dubuquoy est impliqué personnellement dans de nombreuses luttes sociales et environnementales. Il est l’un des fondateurs du mouvement citoyen Nation Océan et de l’association ZEA, qui lutte pour la préservation des écosystèmes marins.
À ses yeux, pour conserver une planète viable et limiter le dérèglement climatique, il est impératif de protéger l’océan. ZEA prône ainsi l’abandon de l’extraction des énergies fossiles, qui s’intensifie en mer. Les industries pétrolières, gazières et minières forent de plus en plus loin et de plus en plus profond. À l’échelle du globe, cet accaparement des océans et cette surexploitation des ressources perturbent et dégradent considérablement les milieux marins qui sont pourtant des piliers de l’équilibre de l’écosystème planétaire.
Zone rouge, le premier film
En parallèle à cet engagement, Olivier Dubuquoy a également réalisé un documentaire avec Laetitia Moreau en 2016. Zone rouge retraçait l’histoire d’une désinformation toxique, celle du déversement par millions de tonnes des boues rouges issues de la transformation de la bauxite en alumine en pleine mer Méditerranée.
Une lutte qui dure depuis plus de 50 ans, opposant les gouvernements aux écologistes, aux pêcheurs et aux habitants sur les conséquences toxiques de ces boues rouges sur l’environnement terrestre et maritime. Le film Zone rouge dénonçait alors l’inefficacité des mesures prises par les autorités ainsi que la désinformation à laquelle elles s’emploient alors que les taux légaux d’arsenic des matières déversées sont largement dépassés.
Un premier film du même réalisateur dénonçait le scandale écologique des “boues rouges toxiques”.
Aujourd’hui, après le succès de…
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Auteur: Mr Mondialisation

