Comme l’a annoncé la présidente par intérim, la reprise des ventes n’entraîne aucun rabais et finance déjà les nombreuses politiques sociales de la révolution. En mars 2025, quand Trump révoqua la licence de Chevron, Maduro étendit le marché vers l’Asie et remit le logement numéro 5 millions 258 milles à une famille de travailleurs.
Face à la course contre la montre lancée par la barbarie, face aux menaces contre le Venezuela, contre le Mexique ou contre Cuba sommé de « négocier avant qu’il ne soit trop tard », la stratégie reste la patience des alliances tous azimuts, sans cesser de construire le monde nouveau.
Je vis au Venezuela depuis 32 ans. Dès les années 1980, Ramonet, Mattelart, Chomsky ou Bourdieu nous expliquaient ce qui se passerait si la gauche laissait le capitalisme achever la concentration des médias. Aujourd’hui, les communicants rappellent à l’élu.e de gauche qui hâte le pas vers la forêt de micros de ne pas prononcer le mot Venezuela. En 2024, le NPA, le PS et Mme Autain s’indignèrent de « l’évocation par Maduro de camps de rééducation ». En réalité, le président avait proposé que les militants ou mercenaires d’extrême droite, coupables de destructions de services publics ou d’assassinats de « noirs donc chavistes », puissent apprendre un métier en prison. Leur libération anticipée, initiée par Maduro en 2025, montre la volonté de réconciliation du gouvernement. Dans l’espoir que ces personnes recrutées par les oligarques, puis relookées par les médias en « prisonniers politiques », ne retombent pas dans la violence et jouent le jeu électoral, comme le fait la droite modérée.
Laissons là le champ médiatique et ses ombres portées que sont les porte-parole du trotskisme, déguisés en experts, et leurs minuscules « cautions locales ». L’éternel ping-pong défensif nous empêche de parler de ce que nous faisons.
Pourquoi les USA n’ont-ils pu occuper le…
Auteur: Thierry DERONNE

