Le jour même où plus de cinq millions de Cubains, dont plus de 500 000 à La Havane devant l’ambassade étasunienne, défilent d’un bout à l’autre de l’île à l’occasion du 1er mai, qui est ici, à la différence d’autres pays, non l’occasion de revendications syndicales des travailleurs, mais une manifestation d’appui à la Révolution et de réaffirmation anti-impérialiste face à l’ennemi biséculaire, le jour même où l’on apprend que 6 230 973 Cubains ont appuyé par leur signature la Déclaration du Gouvernement révolutionnaire : « Playa Girón, c’est maintenant et c’est pour toujours » (que j’ai reproduite dans mon dernier article), face à la politique criminelle de l’Empire, le chef en exercice de celui-ci appose une fois de plus la sienne au bas d’un nouveau décret exécutif qui ajoute de nouvelles sanctions à celles déjà adoptées dans celui du 29 janvier (entre autres, un « encerclement énergétique »), sous prétexte que Cuba constitue « une menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale des Etats-Unis.
En quoi consistent ces nouvelles sanctions ? Elles visent spécifiquement les banques étrangères qui coopéreraient avec le gouvernement cubain et imposent de nouvelles restrictions migratoires.
Les Etats-Unis bloqueront, entre autres personnes, celles qui opéreraient ou auraient opéré dans les secteurs de l’énergie, des mines, de la défense ou de la sécurité de Cuba, ou auraient offert un appui matériel, financier ou technologique au gouvernement cubain ou à d’autres individus « sous sanctions ».
Par ailleurs, toute personne, entreprise ou organisation financière qui opérerait ou ferait des affaires avec des entités cubaines « sous sanction », risque le gel total de ses avoirs aux Etats-Unis. Si une banque d’un pays tiers facilite une « transaction significative » destinée à une entité cubaine frappée de restrictions par…
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