La menace fasciste est réelle, l’extrême droite ne cesse de gagner du terrain dans les urnes et dans la rue et Macron, comme d’autres avant, lui sert de marche pied.
Pour éviter cela, les appels au vote et à « l’unité » sont au centre des échanges politiques. Il y a une forte pression pour dire que c’est la seule solution, la seule alternative au fascisme. Seulement, l’unité se fera par un virage à droite dans lequel des thématiques, pourtant centrales seront mise sous la table (l’anticapitalisme, l’antiracisme, les luttes écologistes, la Palestine, la Kanaky, la solidarité avec les migrant.e.s, les lois transphobes…).
Pourtant nous pensons que le vote ou pas ne devrait pas être la question centrale car ce n’est pas ça qui va profondément changer la donne sur le long terme. Ça ne peut pas être une fin en soit. S’enfermer dans une solution électorale et réformiste est une impasse. L’élection d’un gouvernement de « gauche » plutôt que d’un gouvernement fasciste nous offrirait, au mieux, quelques années de répit mais on peut pas décemment laisser notre avenir à Glucksman et Laurent Berger.
Depuis des décennies, lors de chaque élection, nous vivons des situations similaires qui ne feront que grandir si nous ne faisons pas de la lutte antifasciste, anticapitaliste et antiraciste une priorité en nous organisant à la base pour l’émancipation de tous•tes.
La question de l’extrême droite et du fascisme dépasse largement celle des élections. Ses idées et méthodes imprègnent des pans entiers de la société en France. Le compromis social s’est en parti construit sur des bases racistes. La bourgeoisie a acheté la paix sociale en donnant aux exploité•es quelques miettes en échange de leur soutien tacite aux politiques coloniales.
Si tant de gens votent Front national, ce n’est pas seulement par désespérance sociale. C’est aussi parce qu’une partie de la population espère préserver les…
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