La riposte féministe bouillonne face à l’extrême droite

« L’extrême droite au pouvoir signerait la fin d’une certaine conception de la démocratie, de l’État de droit et de nombreuses libertés, déjà bien rognées ces dernières années. Le 23 juin prochain, nous sonnerons les alertes féministes. » Cet appel à manifester dans toute la France le 23 juin a été lancé par plus de 150 organisations féministes, dont le Collectif national pour le droit des femmes, la Fondation des femmes, #NousToutes, le Planning familial, Osez le féminisme ! ainsi que des ONG (Oxfam, France Terre d’Asile) et des syndicats (CGT, CFDT). Une harmonie inédite mais vitale pour faire barrage à l’extrême droite.

Dès le lendemain des résultats des élections européennes et de l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, quelques féministes se sont appelées et ont commencé à cogiter autour d’une seule obsession : comment agir collectivement ? Le jour suivant, une réunion en ligne rassemblait 90 associations féministes pour acter ce rendez-vous du 23 juin. « Nous étions toutes prêtes à mettre nos désaccords habituels en pause car il y a urgence à organiser une vraie résistance féministe face au danger imminent », indique Sarah Durocher, présidente du Planning familial.

Nous étions toutes prêtes à mettre nos désaccords habituels en pause car il y a urgence à organiser une vraie résistance.

S. Durocher

« C’est un appel symbolique, et aussi un message adressé aux politiques venant d’associations féministes très différentes, mais qui partagent les mêmes inquiétudes. D’abord sur le danger qui pèse sur les droits des personnes dites de minorité – c’est-à-dire les femmes, les personnes racisées, handicapées, trans, LGBTI, migrantes. Puis sur leur propre survie et donc leurs capacités futures à aider les femmes dans le besoin, car l’extrême droite n’est pas…

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Auteur: Vanina Delmas