La RTT, clé du temps libéré

La logique du capitalisme, fondée sur l’exploitation du travail de la nature, repose sur la production de richesses économiques toujours plus importantes. Ce productivisme effréné est source d’aliénation, d’inégalités et de destruction de la planète. « La civilisation du temps libéré », selon l’expression d’André Gorz, constitue une alternative progressiste au système économique dominant. La réduction du temps de travail (RTT) est l’un des leviers principaux pour construire cette société post-productiviste qui met en son cœur le lien social et l’épanouissement personnel. Pour trois raisons principales.


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Tout d’abord, dans un monde de croissance faible, de chômage persistant et de crise budgétaire, la RTT est la politique de l’emploi la plus efficace et la moins coûteuse pour les finances publiques, par opposition aux baisses des cotisations sociales patronales sans obligations de contreparties. L’illustration en est donnée par la dynamique vertueuse du partage du travail qui s’est mise en place grâce aux 35 heures à partir de la fin des années 1990, responsable à elle seule de la création nette de 350 000 emplois sur la période 1997-2002.

La RTT a été une source de réduction des inégalités, particulièrement entre femmes et hommes.

En second lieu, la RTT a été une source de réduction des inégalités, particulièrement entre femmes et hommes. Même si cet objectif est encore loin d’être atteint, car le temps récupéré n’a pas été employé de la même manière par ceux-ci et celles-là. Le passage aux 35 heures a permis aux parents de consacrer davantage de temps à leurs jeunes enfants. Et il a encouragé un meilleur partage des responsabilités…

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Auteur: Dominique Plihon

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