Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue à Minneapolis vendredi 30 janvier pour dénoncer les coups de filet de la police de l’immigration et la politique de l’administration Trump. L’émotion née de la mort de deux manifestants américains abattus par des agents fédéraux en janvier ne retombe pas aux États-Unis, où la ville du Midwest est devenue l’épicentre de la contestation. L’un d’eux, Alex Pretti, tué de dix coups de feu par des agents de la police aux frontières (CPB) le 24 janvier, a été qualifié vendredi d’« agitateur » par Donald Trump, qui ne cesse de souffler le chaud et le froid sur le mouvement de contestation.
Malgré un déploiement important de policiers masqués censés incarner ce tour répressif, des milliers de manifestants ont battu le pavé vendredi par un froid mordant (– 17 °C) sous des pancartes hostiles autant à Donald Trump qu’à sa police fédérale de l’immigration, l’ICE, qui cristallise les tensions.
Journalistes arrêtés
Deux journalistes américains ont été arrêtés en lien avec les récentes manifestations, a indiqué la ministre de la Justice Pam Bondi, qui s’est félicitée sur X d’avoir dirigé elle-même l’interpellation d’un ex-présentateur de CNN, Don Lemon. Il est poursuivi des faits d’entrave à la liberté de culte, pour avoir couvert une manifestation dans une église du Minnesota, selon le ministère de la Sécurité intérieure. D’autres personnes, dont une journaliste indépendante, avaient aussi été arrêtées. Toutes ont été relâchées, selon des médias américains, même si Don Lemon devra comparaître à Minneapolis début février.
« Je ne vais pas m’arrêter maintenant », a-t-il déclaré après sa sortie. « Il n’a jamais été aussi important d’avoir des médias libres et indépendants qui mettent la vérité en lumière et tiennent les puissants pour responsables ». Le…
Auteur: La Croix (avec AFP)

