Ce rapport établit que les attaques de drones à courte portée des forces armées russes ont touché une zone géographique plus vaste, au-delà de la zone identifiée dans l’enquête publiée par la Commission en mai 2025. La zone ciblée s’étend sur plus de 300 kilomètres le long de la rive droite du Dniepr, à travers les oblasts de Dnipropetrovsk, Kherson et Mykolaïv.
Les cas documentés démontrent que des unités militaires des forces armées russes opérant depuis la rive gauche du Dniepr, sous un commandement centralisé, ont utilisé le même modus operandi pour cibler intentionnellement des civils et des biens civils.
Les attaques répétées de drones à courte portée menées par les forces armées russes dans les zones de front ont fait des morts et des blessés parmi les civils, provoqué des destructions massives et créé un climat qui a contraint des milliers de personnes à fuir leurs foyers.
La Commission a conclu que ces attaques de drones constituent des crimes contre l’humanité de meurtre et de transfert forcé de population.
Un centre commercial bombardé est en ruines à Odessa.
Une situation invivable
Depuis plus d’un an, les forces armées russes dirigent des attaques de drones contre un large éventail de cibles civiles, blessant et tuant des civils, causant des destructions à grande échelle et semant la terreur. Parmi les cibles figuraient des habitations, des bâtiments médicaux et des infrastructures au service des civils, perturbant ainsi les services essentiels.
Les secouristes, notamment les ambulances et les pompiers, ont également été touchés, malgré la protection spéciale qui leur est accordée par le droit international humanitaire, ce qui a entravé leur intervention.
Les habitants ont décrit une situation invivable. « Les drones frappent n’importe quelle voiture, n’importe quel moyen de transport – personne ne vient ici, ni les pompiers, ni l’ambulance,…
Auteur: Nations Unies FR

