La Russie silencieuse sur la mort de Navalny et sourde aux critiques occidentales

La Russie était murée dans le silence samedi sur la mort en prison d’Alexeï Navalny, opposant numéro un au Kremlin, s’exprimant en revanche pour rejeter les accusations de l’Occident, qui juge le président Vladimir Poutine responsable de ce décès.

Les autorités carcérales russes ont annoncé vendredi, par un communiqué lapidaire, que le célèbre militant, emprisonné depuis trois ans, était mort dans sa colonie pénitentiaire de l’Arctique où il purgeait une peine de 19 ans de détention.

L’homme de 47 ans, à la santé fragilisée par un empoisonnement et son emprisonnement, se serait « senti mal après une promenade » et aurait « perdu connaissance », ont-elles expliqué. Elles ont assuré que tout avait été fait pour le réanimer et que les causes du décès étaient « en train d’être établies ».

Aucun détail n’a filtré depuis, et Vladimir Poutine n’a pas dit un mot sur la disparition de cette personnalité politique majeure, un décès qui intervient en outre à un mois de la présidentielle des 15-17 mars qui doit voir le maître du Kremlin reconduit, en l’absence de toute opposition, celle-ci ayant été décimée par la répression, en particulier depuis le début de l’assaut russe contre l’Ukraine il y a deux ans.

Les pays occidentaux, eux, ont dénoncé d’une même voix la « responsabilité » du régime russe.

Le président américain Joe Biden, « scandalisé », a accusé son homologue russe d’être « responsable de la mort » d’Alexeï Navalny, tandis que le gouvernement britannique a fait savoir aux diplomates de l’ambassade de Russie que Moscou serait tenu « pleinement responsable » du décès.

La mort d’Alexeï Navalny dit « la faiblesse du Kremlin et la peur de tout opposant », a estimé le président français Emmanuel Macron.

Autant d’accusations que le Kremlin a jugées vendredi « absolument inacceptables ». Mais Vladimir Poutine reste lui silencieux, bien qu’il a été informé.

« Il n’y a pas encore eu d’examen médico-légal mais…

La suite est à lire sur: www.la-croix.com
Auteur: