Montréal (Canada), correspondance
Tête de gondole de la Tech, l’excentrique propriétaire de Tesla et de X est un symbole d’un virage à droite. Casquette noire « Make America Great Again » bien vissée sur le crâne, Elon Musk, bondissant, a paradé avec Donald Trump lors d’un meeting le 5 octobre à Butler, en Pennsylvanie, là où l’ex-président a échappé à une tentative d’assassinat cet été.
Les deux hommes n’en finissent plus de se faire la courte échelle. Sur scène, Trump a vanté l’homme qui, grâce à son réseau social, X, a « sauvé la liberté d’expression ». Elon Musk lui a renvoyé la balle avec enthousiasme, arguant que le républicain devait gagner l’élection présidentielle de novembre pour « préserver la Constitution ». Si ce sont les démocrates qui l’emportent, l’oracle de Tesla a prédit que « ce seront les dernières élections », laissant planer le fameux complot d’un plan secret des démocrates pour enlever le droit de vote à la population.
Leur alliance se poursuit en dehors de la scène. Elon Musk a créé l’America PAC, un groupe qui recrute des démarcheurs qui vont frapper à des milliers de portes pour faire sortir le vote républicain dans les États clés — les États indécis qui peuvent faire basculer l’élection — et Trump lui a garanti une place dans son administration, s’il l’emportait en novembre.
Un long crash
Quelle volte-face par rapport à 2016 ! À l’époque, Elon Musk prétendait que Trump n’avait pas le caractère qu’il fallait pour les États-Unis ; il protestait contre le retrait de Washington de l’Accord de Paris ; il parlait du changement climatique comme de la « plus grande menace que l’humanité ait à affronter ce siècle ». Désormais, Musk estime que la peur autour du réchauffement est « exagérée », et soutient donc officiellement un candidat qui parle du changement climatique comme d’un « hoax », un…
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Auteur: Alexis Gacon
