« C’est la population civile qui continuera à payer le prix fort de la guerre au quotidien : pertes humaines, violences sexuelles, problèmes de santé et malnutrition dans les camps de déplacés », a déclaré Huang Xia devant les membres du Conseil.
La violence est alimentée à la fois par le groupe armé M23 qui continue d’étendre son territoire et par les Forces démocratiques alliées (AFD) dont les « liens terroristes » et les attaques contre les civils en Ituri et au Nord-Kivu menacent la région, selon M. Xia.
La RDC est désormais le deuxième pays qui compte le plus grand nombre de personnes déplacées, après le Soudan.
« Lueur d’espoir »
Malgré cette situation, pour la première fois depuis la résurgence du groupe rebelle M23 en novembre 2021, M. Xia voit « une véritable lueur d’espoir ».
« Je peux témoigner que les récents pourparlers de paix dans le cadre du processus de Luanda sont encourageants et représentent une étape importante vers le silence des armes et l’instauration d’une paix durable », a-t-il dit.
Le processus de Luanda est une initiative régionale menée par le Président angolais João Lourenço qui vise à apaiser les tensions entre la RDC et le Rwanda.
L’accord de cessez-le-feu, signé le 30 juillet dernier, a contribué à « un calme relatif et semble, malgré quelques escarmouches, être largement respecté ».
Le camp de Kanyaruchinya pour personnes déplacées à Goma, en République démocratique du Congo.
« Trois voies essentielles »
Bien que des mesures encourageantes aient été prises, « il reste encore beaucoup à faire pour mettre fin aux souffrances de la population congolaise et parvenir à une paix durable dans la région des Grands Lacs », a averti M. Xia.
Il a lancé un « appel solennel » au Conseil de sécurité pour qu’il se souvienne de la crise dans la région et veille à ce qu’un cessez-le-feu perdure dans l’est de…
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Auteur: Nations Unies FR

