Après deux ans et demi de retard, le gouvernement a publié le 11 février 2026 la Stratégie Nationale pour l’Alimentation, la Nutrition et le Climat (SNANC) 2025-2030. Ce document très attendu devait fixer le cap d’une alimentation plus saine, durable et respectueuse du climat. L’agriculture biologique y occupe une petite place … mais le texte reste globalement décevant.
Les engagements concrets sur le bio dans la SNANC
La stratégie reconnaît explicitement les bienfaits de l’agriculture biologique pour la santé et l’environnement. Voici les principaux points :
- Objectif national de consommation : atteindre 12 % de produits bio (en valeur, moyenne population, tous circuits confondus) d’ici 2030. C’est une quasi-doublée par rapport à la part actuelle (autour de 6 %).
- Restauration collective : réaffirmation forte des objectifs de la loi EGAlim → 50 % de produits durables et de qualité, dont au moins 20 % de produits bio dans les cantines publiques et privées. Le texte promet un accompagnement financier spécifique pour les cantines rurales et l’exemplarité de l’État (circuits courts privilégiés, exclusion des denrées non européennes).
- Promotion du label bio : le gouvernement s’engage à mieux informer le public et les acteurs sur les atouts du label Agriculture Biologique via des campagnes de sensibilisation. Une gageure alors que l’Agence bio ne cesse d’être attaquée.
- Cohérence avec la production : ces objectifs consommation s’articulent avec l’ambition de 21 % de surfaces agricoles en bio d’ici 2030 (loi d’orientation agricole).
Ces mesures sont présentées comme des leviers concrets pour structurer les filières bio, soutenir les producteurs et faire évoluer les assiettes des Français.
Beaucoup d’angles morts malgré certaines avancées
Dès le jour de la publication, le Réseau Action Climat et la coalition des associations impliquées sur ce dossier a salué la fin d’une longue…
Auteur: nadine

