Deux votes cruciaux en France et en Allemagne à quelques jours d’écart. Deux décisions impopulaires, qui ont failli être rejetées de justesse. Deux situations où le Parti Socialiste, allant au bout de son ignominie et de sa tradition de trahison systématique, vole au secours du néolibéralisme militarisé.
9 décembre, en France. Le budget de la sécurité sociale de Lecornu, vaste plan d’austérité contre la santé et les aides aux plus démunis, est voté à 13 voix près. Si ce budget n’était pas validé, Lecornu aurait probablement dû démissionner. L’enjeu était de taille. La soixantaine de députés PS a voté à l’unisson pour ce budget anti-social, sauvant ainsi une nouvelle fois ce gouvernement illégitime de droite, et crachant une fois de plus au visage des électeurs et électrices du Nouveau Front Populaire.
La veille, Olivier Faure, patron du PS, annonçait sur BFM qu’il «plaiderai pour voter le projet de loi de financement de la Sécurité sociale». Il a été entendu par ses petits camarades.
L’alliance PS-Ensemble-LR sauve donc le macronisme agonisant. Quant aux écologistes, une partie s’est abstenue, ce qui revient au même : en ne votant pas, ils ont permis la validation de ce budget qui coupe des milliards sur les dépenses de santé. Ce petit monde vient donc de faire passer : la limitation de la durée d’arrêt maladie après un accident de travail, 4 milliards en moins pour la santé, la hausse du coût des mutuelles, le déremboursement de soins pour des malades chroniques, par exemple atteints de diabète, la baisse des allocations familiales, une baisse du budget pour moderniser les hôpitaux… C’est un scandale absolu. Le PS est la dernière roue de secours de Macron, le bon chien qui protège son maître jusqu’au bout, même après avoir été humilié par lui.
En Allemagne, même scénario le 5 décembre, mais pour le service militaire volontaire. Là bas, le SPD…
Auteur: B

