Michel Barnier et Bruno Retailleau main dans la main avec les ministres italiens des Affaires étrangères et de l’Intérieur, Antonio Tajani – « ami » du premier ministre français – et Matteo Piantedosi, proche de Matteo Salvani, chef de la Ligue, parti d’extrême droite. Les quatre politiciens se sont retrouvés pour lutter, selon eux, contre le « désordre migratoire », vendredi 18 octobre, à Menton, dans les Alpes-Maritimes.
Une rencontre qui n’a provoqué que de rares critiques, principalement à gauche, et une réelle inquiétude parmi les associations et les militants pour les droits des migrants. Leur constat est unanime : la répression contre les exilés s’accentue, hélas pour le pire. « Ce qui est grave, c’est que faire preuve d’humanité ne devrait pas être réservé à la gauche mais transcender les partis politiques », déclare à Politis l’agriculteur et militant Cédric Herrou.
« Quatre migrants dont un enfant de 2 ans sont morts en tentant de traverser la Manche. » Le push de Franceinfo est tombé la semaine dernière. Se peut-il que nous cessions d’être surpris ? Se peut-il que, de drames en naufrages, nous nous habituions ? Les chiffres sont glaçants. En dix ans, plus de 200 morts ont été recensés entre les côtes françaises et britanniques.
Sur la même période, 15 000 personnes ont péri dans le vaste cimetière méditerranéen. Et elles sont plus de 63 000, selon les Nations unies, à avoir perdu la vie ou à être portés disparues à travers le monde. Si les ONG et les associations ne s’habituent pas à compter les morts, nos gouvernants, eux, organisent la tragédie. En érigeant des murs et en déroulant des barbelés, ils…
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Auteur: Nils Wilcke

