Jeudi 27 juin, de nombreux rassemblements et manifestations ont eu lieu, partout en France, pour exprimer le rejet et le danger que représente l’extrême droite. À Paris, près de 30 000 personnes se sont rassemblées, place de la République, à l’initiative d’une centaine d’organisations et de médias, dont Politis.
Des syndicalistes, Sophie Binet (CGT), Murielle Guilbert (Solidaires) ainsi qu’une représentante de la CFDT et de l’Unsa, aux artistes Judith Godrèche, Alice Diop, Corinne Masiero ou encore Nadège Beausson-Diagne, en passant par Youlie Yamamoto (Attac), l’ancien joueur international de football Vikash Dhorasoo, les humoristes Guillaume Meurice, Aymeric Lompret ou Florence Mendez, des collectifs de sans-papiers, des organisations féministes, des créateurs de contenus, des militants écologistes, à l’instar de Camille Etienne ou des militants contre les violences policières – dont Michel Zecler –, tous se sont succédé sur scène devant une assemblée captive et unanime : « No pasaran ! », pouvait-on entendre tout au long de la soirée, qui s’est terminée aux alentours de minuit.
Appels inédits
Depuis l’annonce de la dissolution, de nombreux appels témoignent de la mobilisation de la société civile contre la possible arrivée au pouvoir du RN. Les syndicats, qui se sont encore exprimés hier soir sur la scène de la place de la République, ont été prompts à réagir en appelant à manifester le 15 juin pour faire front contre l’extrême droite. Fait rarissime, certains – la CGT, la FSU et d’autres à un niveau local ou dans leur entreprises – donnent pour consigne de voter pour le Nouveau Front populaire.
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Auteur: Michel Soudais


