La solidarité avec le peuple palestinien n’est pas un crime

Depuis plusieurs mois, nous assistons à une intensification de l’offensive politique, médiatique et judiciaire visant à délégitimer toute expression de solidarité avec la Palestine. Des campagnes de boycott, des mobilisations citoyennes et des actions non violentes sont régulièrement assimilées à des discours de haine, alors qu’elles relèvent de la solidarité légitime avec un peuple qui, depuis plus de trois ans, est soumis à un effroyable génocide.

La récente polémique autour du concert de Barbara Butch à Grenoble illustre cette séquence politique. Le story telling politico-médiatique dominant occulte totalement les choix politiques de l’artiste. En effet, en juin 2025, elle mixait à Jaffa à la résidence de l’ambassadeur de France en Israël, au moment même où l’ONU dénonçait la famine imposée par Israël à des millions de Palestiniens dans la bande de Gaza. Ce choix est loin d’être insignifiant. En 2026, Barbara Butch apportait son soutien à la projet de loi Yadan qui, sous couvert de lutte contre l’antisémitisme, visait à criminaliser la solidarité avec la Palestine.


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Face à ces choix, des militants ont décidé d’organiser une campagne de boycott et de protestation. Cette action politique est aujourd’hui présentée, dans le cadre d’une offensive politico-médiatique savamment orchestrée, comme une manifestation de haine, alors qu’elle s’inscrit dans une tradition de mobilisation citoyenne contre des politiques parfaitement contestables.

Nous refusons cette inversion des responsabilités.

Absent de ces récits sont les images qui montrent des militants pacifiques scandant des slogans et dont on essaie de brûler les…

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Auteur: Collectif