On aurait pu s’attendre au moins à un peu de compassion des « civilisés » pour un peuple qui vient de se libérer, qui a souffert, et qui respire quelques instants avant d’autres épreuves qui s’annoncent. Mais, non, aucune pitié israélienne. Etasunienne non plus : le même jour du 9 décembre, dans un communiqué, le commandement militaire des Etats-Unis chargé des opérations au Moyen Orient, et en Asie, informe que « des douzaines d’attaques aériennes » ont été menées au centre de la Syrie. Quand auront-ils quelques compassions pour la nation syrienne ? Pas de quartier, comme à Gaza. Les aérodromes syriens, les bases, les dépôts militaires, les infrastructures stratégiques sont détruits. La flotte de guerre syrienne est coulée au mouillage dans les ports d’Al Bayda et Lattaquié. Un Pearl Harbour aux dimensions de la région. Mais celui-là sans risques de riposte équivalente. De la pure lâcheté. Et tout cela sans que la Syrie n’ait tiré une seule balle contre Israël, depuis des décennies d’ailleurs.
Maintenant que les Russes se sont retirés, c’est la curée. Les Israéliens bombardent sans retenue puisqu’ils ne craignent plus la DCA et l’aviation russes. Ils s’en donnent à cœur joie. Les médias occidentaux applaudissent, ravis, émerveillés. Sur un plateau de TV français, le 10 décembre, le directeur de la rédaction du Figaro magazine, Guillaume Roquette, commente la destruction systématique du potentiel de la Syrie avec ces mots « c’est une mesure de salubrité publique ». A côté de lui, un général de plateau, le General Nicolas Richoux, justifie l’avancée actuelle israélienne sur le plateau du Golan et la déclaration de Netanyahou qui dit « que le Golan est désormais la propriété éternelle d’Israël. Il la qualifie de mesure stratégique indispensable à la sécurité d’Israël.
Oubliées les déclarations grandiloquentes sur le droit international, sur le respect de…
Auteur: Djamel LABIDI

