Un cadeau aux compagnies aériennes et aux carburants fossiles. Le 31 mai, le ministère des Transports a annoncé la réduction, à partir du lundi 1er juin, du tarif de solidarité de la taxe sur le transport aérien de passagers (TSBA) pour les liaisons aériennes soumises à obligation de service public (OSP).
La réduction appliquée est de 65 %, ce qui fait passer la taxe de 7,40 à 2,63 euros par billet. Elle concerne 26 liaisons aériennes en France métropolitaine (Aurillac, Brive, Le Puy, Rodez…), entre la Corse et le continent, certaines liaisons européennes au départ de Strasbourg et la liaison Brest–Ouessant. En revanche, elle ne couvre pas les territoires d’outre-mer, la Commission européenne ayant estimé que son format n’était pas compatible avec le droit communautaire.
« En rendant ces liaisons plus accessibles financièrement, cette mesure traduit la volonté du gouvernement de soutenir la connectivité des territoires les moins bien desservis et d’alléger le coût du transport aérien depuis et vers ces destinations, a commenté le ministre des Transports Philippe Tabarot. Nous restons pleinement mobilisés pour que les territoires d’outre-mer puissent eux aussi bénéficier d’un taux réduit de TSBA, compte tenu du caractère indispensable du transport aérien pour ces territoires. »
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Cette mesure était prévue par la loi de finances initiale pour 2025. Lors des débats, le Réseau Action Climat avait appelé de ses vœux le fixement de cette taxe mise en place en 2006 à un niveau ambitieux, « dans le sens le plus favorable aux finances publiques et en faveur des objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre ».
Pour rappel, le kérosène aérien est déjà exonéré de la taxe intérieure sur les produits énergétiques (Ticpe) française. En 2024, les émissions françaises du transport aérien
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