« Vedette du petit écran et roi de la provoc’ » (BFMTV) ; « grand provocateur » (Le Monde) ; « le roi du samedi soir » (Paris Match) ; « irrévérencieux » (Le Figaro, qui lui a consacré plus de 30 articles depuis lundi) ; un « homme de médias visionnaire, passionné et exigeant, dont l’influence sur la société restera majeure » (le groupe TF1 dans un communiqué)… Thierry Ardisson est mort le 14 juillet 2025, à 76 ans, d’un cancer du foie. Les médias n’ont pas de mots assez forts pour souligner l’impact que sa carrière a eu sur l’histoire de la télé française.
Lui avait tout mis en scène, même sa mort, jusque dans les moindres détails : un livre sorti en juin, en forme de « jugement dernier sous acide, un show impossible où débarquent des personnalités et des proches » comme il le racontait alors au Point, mais aussi un documentaire, tourné par sa femme et diffusé sur TF1 ou encore un « kit » pour la presse, comme le raconte le Parisien : « En fin de semaine dernière (…), Thierry Ardisson a fait envoyer une sorte de dossier de presse. Une liste de sept personnalités agrémentées de leurs numéros de téléphone portable. Présentées comme des amis proches, à appeler « si besoin de témoignages », dès que l’AFP annoncerait son décès. (…) Dans le kit presse, des clichés validés par le défunt, qui était très tatillon sur le choix des photos, et seize minutes d’extraits de ces émissions pour les JT. Un best of clé en main. « Aucun autre extrait n’est autorisé », précise le mail. »
Mélanie Thierry se souvient de son passage chez Ardisson comme d’« un traquenard abject ».
Il avait même pensé aux exclus : un photoshoot dans un cercueil pour la une de Paris Match, pour lequel il a réellement posé, en 2005. La seule chose à laquelle il n’a pas pensé (sauf grosse surprise, car on n’est jamais…
Auteur: Pauline Bock

