« La température est montée jusqu’à 50 degrés sur la façade de l’immeuble » rappelle cette jeune mère de famille de Pantin.

Pour Marion et son mari, l’été 2026 restera gravé comme un moment particulier. La naissance de leur deuxième enfant au printemps dernier a coïncidé avec l’apparition des premières grosses chaleurs en mai et juin. Pour ce jeune couple, c’est aussi l’apparition des premières angoisses liées aux canicules à répétition. « J’allaitais mon enfant, je vérifiais les signes de déshydratation en permanence, j’étais très angoissée, en état d’alerte permanent avec ce sentiment d’être prise en étau. Nous ne sommes pas propriétaire de notre logement, on ne peut pas faire des aménagements donc, à part acheter une clim ou partir, on n’avait pas vraiment de solution »

« Il faut repenser la façon dont on aménage nos villes »

 Pour Christine Bost, sénatrice socialiste de Gironde, la première chose à faire est de repenser la façon dont on aménage nos villes. « Il faut travailler sur le bâti, l’existant et celui en construction. On a pensé pendant des années à la question de l’isolation thermique pour l’hiver, il faut penser aujourd’hui au confort d’été »

Lors de la deuxième vague de chaleur de l’été, le bébé de Marion déclenche une infection liée directement aux fortes températures. Avec son mari, ils se rendent aux urgences pédiatriques de l’hôpital Robert-Debré en région parisienne. Ils découvrent, en observant les couvertures de survie aux fenêtres, que là aussi, les locaux ne sont pas…

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Auteur: Sébastien Lambert