La dépression Leonardo, septième tempête depuis le début de l’année, a frappé mercredi 4 février la péninsule Ibérique avec des précipitations de plus de 40 cm, faisant un mort au Portugal et entraînant l’évacuation de milliers de personnes, ainsi que la paralysie du trafic ferroviaire et routier en Andalousie, dans le sud de l’Espagne.
La péninsule Ibérique est en première ligne du dérèglement climatique et subit, depuis plusieurs années, des vagues de chaleur de plus en plus longues et des épisodes de fortes pluies de plus en plus fréquents, souvent dévastateurs.
L’agence météorologique espagnole Aemet a décrété l’alerte rouge (la plus élevée) dans les massifs de Grazalema et de Ronda, en Andalousie, ainsi que dans la zone du détroit de Gibraltar, face au « danger extraordinaire » dû aux précipitations. Plusieurs rivières menacent de déborder.
À Grazalema, village de montagne de la province de Cadix, il est tombé plus de 40 centimètres de pluie, soit « ce qui tombe généralement à Madrid en une année », a expliqué Ruben del Campo, porte-parole de l’Aemet. Au cours des dix derniers jours, cette localité de près de 2 000 habitants a reçu plus de pluie que ce que reçoit en un an « la ville de La Corogne, en Galice, réputée très pluvieuse », a-t-il ajouté.
« La terre n’arrive plus à absorber »
Auparavant, sur le réseau social X, il avait souligné que ces « pluies extraordinaires » étaient aggravées « par le fait qu’il a déjà plu intensément ces dernières semaines, les sols sont très saturés, les cours d’eau charrient déjà beaucoup d’eau ». « Il est très probable que des crues, des inondations et des glissements de terrain se produisent », a-t-il ajouté.
« Il y a de nombreux éboulements, de nombreuses routes et chemins sont coupés (…) Ce sont de très grandes quantités d’eau qui s’accumulent, que la terre…
Auteur: La Croix (avec AFP)

