Lors d’une réunion d’information avec les membres du Conseil, l’Envoyé spécial adjoint de l’ONU pour la Syrie, Claudio Cordone, a souligné que l’accord de cessez-le-feu et d’intégration du 30 janvier entre le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS) constituait une avancée potentiellement transformatrice.
Cet accord prévoit une intégration militaire et administrative progressive du nord-est de la Syrie et comprend des dispositions relatives au retour des personnes déplacées et à la protection des droits civils et éducatifs des Kurdes.
« Les hostilités ont cessé et l’élaboration d’un plan de mise en œuvre progresse de manière positive », a déclaré M. Cordone, mentionnant le déploiement de forces du ministère de l’Intérieur à Al-Hasakeh et Qamishli, ainsi que les discussions sur la gouvernance locale et les nominations politiques.
Le Secrétaire général s’est félicité de cet accord le 30 janvier, appelant toutes les parties « à œuvrer rapidement pour en assurer la mise en œuvre, notamment en ce qui concerne l’intégration pacifique du nord-est de la Syrie, les droits des Kurdes syriens et le retour sûr, digne et volontaire des personnes déplacées ».
Dans une déclaration publiée jeudi par la Présidence du Conseil de sécurité, les membres de cet organe ont également salué « l’accord global » et souligné la nécessité de s’y conformer afin de « minimiser les souffrances des civils » et d’éviter tout « vide sécuritaire » autour des centres de détention où sont retenus des anciens combattants de Daech.
La situation demeure délicate
L’évolution de la situation autour de ces installations reste sensible.
M. Cordone a déclaré que l’ONU suivait de près les transferts de suspects syriens et non syriens appartenant à Daech vers l’Iraq, ajoutant que les procédures iraquiennes devaient « respecter pleinement les normes d’un procès équitable » et exhortant les États membres à…
Auteur: Nations Unies FR

