Bien que la transition énergétique soit nécessaire à notre société, elle s’accompagne toutefois de besoins importants en minéraux et en électricité « verte » comme l’hydroélectricité. Ces activités ont souvent lieu en terres autochtones et ont des conséquences environnementales pour nos lacs et nos rivières.
Cette transition énergétique nécessite la mise en place de plusieurs nouvelles infrastructures, y compris le développement d’une flotte mondiale de véhicules électriques et l’installation de larges parcs d’éoliennes et de panneaux solaires. Ceci cause une forte demande en minéraux, principalement des métaux, que l’on qualifie dorénavant de critiques et stratégiques.
Cet article fait partie de notre série Nos lacs : leurs secrets, leurs défis. Cet été, La Conversation vous propose une baignade fascinante dans nos lacs. Armés de leurs loupes, microscopes ou lunettes de plongée, nos scientifiques se penchent sur leur biodiversité, les processus qui s’y produisent et les enjeux auxquels ils font face. Ne manquez pas nos articles sur ces plans d’eau d’une richesse inouïe !
Étant donné l’importance nationale d’établir un approvisionnement stable dans un contexte géopolitique complexe, plusieurs pays riches en minéraux voudront favoriser l’exploitation de nouvelles mines. Au Canada et au Québec, ces mines sont souvent distribuées sur le Bouclier canadien, allant jusque dans le Grand Nord, sur des territoires fragilisés par les changements climatiques.
Par exemple, plusieurs projets de mines de terres rares sont à l’étude dans le Nord, et la première mine en activité pour ces métaux a été inaugurée en 2021 près du Grand Lac des Esclaves aux Territoires du Nord-Ouest. Des projets similaires se…
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Auteur: Marc Amyot, Professor, Université de Montréal

