En ces fêtes de fin d’année, certains d’entre nous ont quelques jours de repos. L’occasion de passer plus de temps en famille ou entre amis, et personne ne s’en plaindra. Mais la prétendue féerie de Noël, mise en scène dans les médias entre deux reportages sur la guerre, est plus qu’indigeste.
Pour les uns, Noël est le moment idéal de vanter les traditions, voire la tradition chrétienne, et l’extrême droite s’en donne à cœur joie. Pour les autres, il rime avec business, car la magie de Noël est censée aller de pair avec les cadeaux au pied des sapins et des repas extraordinaires.
Il n’y a donc de trêve ni dans la démagogie ni dans les affaires ! Il n’y en a pas plus pour les attaques contre les travailleurs.
C’est autour de Noël que les 750 salariés de Brandt vont recevoir leur lettre de licenciement. Et combien d’autres passeront les fêtes le cœur serré, parce qu’ils ont perdu leur travail ou craignent d’être licenciés ?
41 % des travailleurs empruntent pour payer leurs cadeaux, parce que la féerie de Noël ne va pas jusqu’à augmenter les salaires ! Des millions de femmes et d’hommes en activité, au chômage, à la retraite ou en invalidité jonglent avec leur découvert et devront se mettre dans le rouge rien que pour acheter du chocolat et quelques cadeaux pour faire plaisir aux enfants ou aux petits-enfants.
Les conseils des journalistes télé pour bien choisir son foie gras, réussir l’œuf coque à la truffe ou sélectionner le meilleur vin ne leur sont clairement pas destinés !
De véritable trêve, il n’y en a pas non plus pour les travailleurs immigrés qui font face à des problèmes de papiers et de visas et qui ne peuvent pas se retrouver en famille comme ils l’aimeraient.
Il n’y en a pas pour les petits éleveurs qui se réveillent chaque matin en se demandant s’ils vont découvrir une bête malade et s’ils devront, eux aussi, en passer par l’abattage de tout leur…
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