De la plantation d’arbres à la mise en place de « trames vertes » en passant par la préservation ou la création de zones humides, de jardins partagés, ou de toitures végétalisées, nos villes ont reverdi ces dernières années.
Cette végétalisation, cependant, ne se fait pas sans contreparties. La production par les plantes de pollens ou de molécules volatiles allergisantes peut, par exemple, avoir des conséquences délétères sur la santé. Par ailleurs, ces espaces verts favorisent aussi l’installation de vertébrés (oiseaux, rongeurs…), d’insectes (moustiques…) et autres acariens (tiques…) pouvant être réservoirs ou vecteurs d’agents infectieux responsables de maladies, non seulement pour les populations humaines, mais aussi pour les plantes ou les animaux. Des hôtes indésirables dont la circulation peut être facilitée par la connectivité des zones végétalisées, entre elles et avec l’extérieur de la ville…
Tous ces facteurs doivent impérativement être pris en compte lorsqu’il s’agit de décider de l’implantation, de la gestion et de l’utilisation par les habitants des espaces verts urbains.
Pourquoi végétaliser les villes ?
Améliorer durablement la santé et le bien-être des citadins est une priorité et un défi majeur pour les États et les collectivités territoriales. La tâche est d’autant plus complexe dans le contexte global du changement climatique et de la mondialisation, qui rendent cruciale la préservation de l’environnement et de la biodiversité.
La végétalisation des villes fait partie des approches mises en œuvre pour atteindre cet objectif et rendre les villes de demain agréables à vivre, saines, résilientes et durables. Elle consiste à introduire des éléments naturels dans le milieu urbain, aussi bien des espaces verts que des plans d’eau, pour lutter efficacement contre les îlots de chaleur, réduire la pollution de l’air et favoriser la biodiversité en…
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Auteur: Florence Fournet, Directrice de recherche, Institut de recherche pour le développement (IRD)

