Dans l’actualité remplie de mauvaises nouvelles, il existe aussi de petites victoires. À Jouy, commune de 2000 habitants située dans l’Eure-et-Loire, la mobilisation d’une cinquantaine de riverains a sauvé des arbres des tronçonneuses.
Le maire qui règne sur le village depuis 30 ans avait prévu d’abattre 6 tilleuls cinquantenaires dans le cadre de travaux près de la gare. Officiellement car les arbres encombreraient un trottoir, mais on imagine sans peine qu’il s’agit d’un énième «projet» minéral, visant à créer des espaces aseptisés et dégagés, comme toutes les mairies de France en réalisent ces dernières années.
Pour défendre les tilleuls, des habitants et écologistes ont grimpé dans les arbres à partir du 15 juillet. Les gendarmes sont intervenus, blessant une personne qui a dû être évacuée par les secours. Le maire avait finalement annoncé qu’il renonçait aux abattages, expliquant ne pas vouloir «d’histoire pour quelques arbres».
Mais depuis, les «écureuils», comme se surnomment ces défenseurs de la nature juchés dans les branches, refusent de descendre tant qu’il n’y aura pas d’engagement officiel. Ils attendent notamment un retrait de l’arrêté préfectoral autorisant les abattages, ou une décision municipale écrite.
Prudents, les écureuils expliquent au média Reporterre que «chaque nuit, la gendarmerie vient vérifier si on est toujours dans les arbres, donc ils seront probablement tronçonnés si on les quitte». Ce ne serait pas la première fois. Sur le chantier de l’A69 dans le Sud-Ouest, des arbres avaient été tronçonnés par surprise en pleine nuit en 2023. Même chose à Nantes, où des chênes avaient été abattus pour agrandir une gendarmerie en 2022. Ou encore à Vertou, à l’Est de la même agglomération : huit arbres coupés de nuit en plein confinement pour bétonner les berges d’une rivière.
Alors que les forêts brûlent et que…
Auteur: B

