La Vie après Siham / Namir Abdel Messeeh / 1 h 16.
Depuis qu’il manie une caméra, Namir Abdel Messeeh n’a cessé de filmer sa famille. Certes, sujet inépuisable. Mais le cinéaste d’origine égyptienne – ses parents sont des Coptes exilés en France – ne se satisfait pas d’en faire une simple chronique. Sa famille est pour lui source d’une aventure cinématographique et d’une inspiration sans bornes, dont témoignait déjà son drolatique premier long métrage, La Vierge, les Coptes et moi (2012), présenté en son temps à Cannes par l’Acid, comme son nouvel opus, La Vie après Siham.
Mais comment faire quand les parents s’en vont ? Que filmer ? N’est-il pas venu le temps de tourner sa caméra vers d’autres horizon ? Siham, la mère du réalisateur, meurt en 2015 d’un cancer. Celui-ci n’a pas d’autre choix : la disparition, le chagrin, la vie de ceux qui restent, en particulier son père, Waguih, il ne peut les appréhender que par le cinéma. D’où La Vie après Siham, dont on peut dire qu’il est un film de deuil bien qu’il ne soit en aucun cas structuré autour de l’absence. Au contraire. C’est un film du trop-plein, qui pullule d’images, peut-être précisément pour repousser la hantise du vide.
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Des images de sa mère, en particulier. Il faut dire que Namir Abdel Messeeh filme autour de lui pour un oui pour un non, sa famille le sait, s’en plaint un peu parfois. Mais c’est ce qui lui permet plusieurs tours de passe-passe, grâce au montage, en mêlant les époques. Comme celui de montrer, dans l’appartement de…
Auteur: Christophe Kantcheff

