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Ça donne envie de cramer des palettesFaisant fi d’avoir été condamnée par deux fois par la justice pour détournement de fonds publics, Marine Le Pen, la fille du tortionnaire en Algérie, a donc décidé de débrancher le robot Bardella et de se présenter à la présidentielle 2027. Rien de très nouveau là-dedans, la cheffe de file de l’extrême droite française y serait allée, même si elle avait eu toute l’usine de fabrication de bracelets électroniques. Dans ce « moment de grâce » de la vie politique française (le jour même où l’Assemblée nationale votait le permis de tuer des policiers et gendarmes et où on apprenait la nomination future de François-Noël Buffet, extrême droitier et homophobe notoire, comme futur Défenseur des droits), les chaînes en continu ont vécu la meilleure de leur meilleure vie. Après une couverture live de la journée de tribunal faisant honneur au journalisme (« Il se pourrait qu’elle arrive par cette porte ! »), elles ont ensuite déroulé des débats où les éditocrates de plateau poussaient des coudes pour nous vendre le narratif romanesque attendu, sur l’air d’« elle prend son risque, elle y va, elle a du courage, sa campagne commence ». Normalisation du RN, invisibilisation des condamnations de Le Pen et des cadres du parti, récit énamouré de sa candidature, sondages matraqués pour afficher une victoire inexorable : rien n’a manqué. « Pire que le bruit des bottes, le frétillement de contentement des bonnettes de micros. »
Le mauvais esprit des loisLe regrettable député RN de la Somme Jean-Philippe Tanguy a, sur le sujet, estimé que « Marine Le Pen est la mieux placée pour savoir si elle est innocente ou coupable et elle est innocente ». Et dire que nous sommes là, nous, à nous faire des ulcères à l’estomac et des…
Auteur: Guillaume Deleurence

