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Fachos pas fâchésJe suppose que les 22,5 % de l’extrême zemmouriste Sarah Knafo dans le 16e arrondissement de Paris s’expliquent par « le désœuvrement et l’abandon de la gauche dans un contexte de forte désindustrialisation nourrissant un sentiment de déclassement face à la mondialisation galopante dansla diagonale du vide de la France » ? Ou alors y aurait-il une autre explication, beaucoup plus basique ? Voyons voir ça de plus près.
Knafo pas pousserConcernant ladite Sarah Knafo, Libération cite un septuagénaire, ancien cadre d’une multinationale, qui trouve que le discours de la candidate d’extrême droite aux municipales à Paris Sarah Knafo est « pragmatique et pas idéologique ». Étant entendu que seule la gauche est idéologique (évidemment), le fascisme n’étant (évidemment) qu’affaire d’efficacité et de bon sens.
Vague terrainD’ailleurs, on en est où de cet indispensable « combat sur le terrain des idées » avec les néonazis ? Ça progresse ?
Cogolin, sans l’autreAu premier tour des municipales, la ville au nom mignon de Cogolin, près de Saint-Tropez, affichait joyeusement 7 listes en lice, dont 4 d’extrême droite (parmi lesquelles une carrément d’union d’extrême droite, on en rirait presque), une d’union à droite et deux divers droite. Qui chantait que « la misère serait moins pénible au soleil » déjà ? Parce que j’ai comme un doute, soudainement.
Tout passe, tout lasseQuestion municipales toujours, on notera donc qu’utiliser la devise pétainiste n’est pas du tout éliminatoire en matière de campagne électorale et de présence au second tour. Et après on voudrait que je cesse d’être lucidement pessimiste ?
On ne peut plus rien direLors de la soirée électorale, on a pu incidemment entendre Nathalie…
Auteur: Guillaume Deleurence

