Lors d’un débat annuel du Conseil des droits de l’homme sur la violence économique en tant que forme de violence sexiste à l’encontre des femmes et des filles, Volker Türk a dressé un tableau alarmant de la situation.
Alors que quatre-vingt-douze pays ne disposent pas de dispositions imposant un salaire égal pour un travail de valeur égale, les femmes ne gagnent que 77 centimes pour chaque dollar versé aux hommes. Au total, quelque 3,9 milliards de femmes dans le monde sont confrontées à des obstacles juridiques qui entravent leur participation à la vie économique.
Entre contrôle et sabotage économique
« La violence économique à l’encontre des femmes et des filles est l’une des formes de violence fondée sur le genre qui, aujourd’hui encore, passe trop souvent inaperçue et n’est pas réglementée », a déclaré Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme. Pourtant, même si elle ne se manifeste pas par « des bleus et des blessures », cette violence peut être tout aussi néfaste que cette brutalité physique, en enfermant les femmes et les filles dans des « cycles de dénigrement et d’inégalité ».
« Contrôle économique. Sabotage économique. Exploitation économique. Telles sont les trois formes de violence économique qui se manifestent dans le monde entier ». Il s’agit d’un dispositif inégalitaire pour restreindre l’accès d’une femme à l’argent et aux biens.
Il s’agit aussi de veiller à ce qu’elle ne puisse pas ouvrir un compte bancaire ou prendre des décisions financières. « L’empêcher de chercher un emploi ou d’aller à l’école. Prendre son salaire ou sa pension. Accumuler des dettes en son nom », a fustigé M. Türk.
« Sous toutes ses formes, la violence économique est facilitée par des normes de genre archaïques qui considèrent les hommes comme les décideurs financiers. Sous toutes ses formes, les femmes sont étouffées et empêchées de mener une vie…
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Auteur: Nations Unies FR

