Venu à la pratique de la danse par le hip-hop durant son adolescence, Sofian Jouini – né en 1985 d’une mère française et d’un père tunisien – ne cesse depuis d’étendre son champ d’expression. Dans son cheminement, il cultive une ouverture d’esprit qui l’amène, par exemple, à expérimenter la méditation ou à explorer la mémoire cellulaire.
Conçu et interprété par lui, comme les deux précédents (Natures, 2019, et Jedeya, 2022), son nouveau solo, La Visite, s’est développé à partir de recherches sur la banga et le stambali, deux rites traditionnels tunisiens mêlant danse, chant et musique pour atteindre une forme de transe bienfaisante.
Sofian Jouini déploie un langage physique en constante mutation.
« Au lieu de chercher à réprimer certains états émotionnels déstabilisants, l’idée consiste à apprendre à vivre avec eux, à les accueillir en soi, via des rituels codifiés », explique Sofian Jouini. Nourri ici en outre par la pensée du philosophe Achille Mbembe, en particulier ses réflexions autour de l’identité, le danseur et
Auteur: Jérôme Provençal

