« Peu d’architectes pensent qu’ils doivent réfléchir aux conséquences des changements climatiques et nous essayons de changer cet état d’esprit », déclare Rosie Paul, cofondatrice du cabinet d’architecture Masons Ink, basé à Bangalore.
« Pour nous, comme les changements climatiques affectent directement la maison dans laquelle les gens vont vivre, il faut dès lors construire des structures résilientes », ajoute-t-elle.
Rosie Paul et sa meilleure amie depuis seize ans, Sridevi Changali, veulent préserver l’ancien mode de construction avec de la boue qui met l’accent sur les propriétés durables de ce matériau, qui le rendent idéal pour lutter contre les problèmes posés par la construction à haute teneur en carbone.
Brouiller les pistes
La nature respirante de la boue permet à l’humidité de pénétrer dans la maison, améliorant ainsi la qualité de l’air intérieur et évitant l’accumulation d’humidité et de moisissures que le ciment emprisonne.
Les murs de boue ont une masse thermique élevée leur permettant d’absorber la chaleur du rayonnement solaire et de la libérer durant la nuit à des températures plus fraîches. Cette faculté réduit le besoin en climatiseurs qui consomment de grandes quantités d’électricité et qui émettent du gaz à effet de serre.
La disponibilité en tout lieu de la boue élimine une grande partie des coûts de transport et d’impact environnemental. Sridevi note que « la fabrication et la transformation qui sont effectuées par les communautés locales leur offrent des moyens de subsistance plutôt qu’aux grandes usines de fabrication et aux grandes entreprises ».
La boue pourrait-elle être la solution ? Des architectes comme Rosie et Sridevi font revivre la construction en terre crue pour construire des structures durables capables de résister à des événements météorologiques extrêmes tels que des crues soudaines et des chaleurs intenses.
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Auteur: Nations Unies FR

