« Que chaque sale et mauvais vagabond s’arme d’un révolver ou d’un couteau, guette sur les marches des palais des riches et poignarde ou fusille les propriétaires à leur sortie. Tuons-les sans pitié et que ce soit une guerre d’extermination »
“la voix de la dynamite est celle de la force, la seule que la tyrannie puisse comprendre”
(deux citations de Lucy Parsons)
“La voix de la dynamite est celle de la force, la seule que la tyrannie puisse comprendre”, Lucy Parsons
Lucy Parsons, syndicaliste révolutionnaire, noire, « plus dangereuse qu’un millier d’émeutiers »
« La classe capitaliste a semé le vent, elle récoltera la tempête »
Lucy Parsons serait née en 1851 ou 1853 au Texas. Celle qui fut surnommée la “prêtresse de l’anarchie” a toujours soutenu : “Je n’appartiens pas aux autres. (…) Je lutte pour un principe”, et à ce titre refusé de préciser ses ascendances et rejeté les assignations raciales, prétendant parfois être fille de parents mexicains, d’autres fois d’origine autochtone ou aztèque.
Il est néanmoins probable qu’elle soit la fille d’une esclave noire et de son propriétaire blanc. Mais dans un pays fondé sur l’esclavage, et qui venait à peine de l’abolir, obsédé par la hiérarchie raciale et qui allait maintenir la ségrégation pendant des décennies, elle avait préféré maintenir le doute. Quelles que soient ses origines, elle se déclarait “anarchiste des pieds à la tête”.
Dans les années 1870, elle s’installe à Chicago avec son mari Albert Parsons, après avoir quitté le Texas où le statut de couple mixte était dangereux et illégal. À l’époque, le capitalisme transforme la ville, qui devient un centre industriel où s’entassent des centaines de milliers d’ouvrier-es. Chicago est un concentré de la modernité marchande : explosion urbaine nourrie par des vagues d’immigrant-es misérables venu-es tenter leur chance, concentration…
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