Ce très bon article interview de Johann Chapoutot, historien spécialiste du nazisme, remet en lumière la « banalité du mal », la facilité souvent de l’obéissance et/ou de l’adhésion aux politiques les plus abjectes.
Le film montre de manière saisissante et terrifiante les dérangeantes similitudes entre les aspirations et modes de vies d’employés nazis exterminateurs de juifs qui faisaient « leur travail » efficacement sans état d’âme, avec les objectifs, structures et méthodes de l’actuelle civilisation industrielle et de ses travailleurs/consommateurs.
Comme les familles de nazis tueurs qui jouissaient avec délices de leurs richesses pillées sur les cadavres et sur l’esclavagisme, la plupart des civilisés actuels jouissent des richesses pillées à la Terre et à d’autres humains en se foutant en réalité très largement de la destruction de la biosphère, du climat et des autres animaux.
Les éventuelles mauvaises consciences n’effacent pas la passivité, l’acceptation ou la complicité avec les structures et politiques qui massacrent et exploitent le vivant de manière là aussi planifiée et industrielle, en toute connaissance de cause, au grand jour.
Que, la plupart du temps, les massacres contemporains soient moins brutaux, moins massifs et plus indirects que les abominables tueries de juilfs (et autres catégories) planifiées industriellement durant la 2e guerre mondiale n’enlèvent rien à l’horreur et ne diminuent pas les similitudes.
D’autant que, mondialisation oblige, l’ampleur des dégâts, allinéations et carnages, est à présent planétaire et affecte des quantités de plus en plus astronomiques d’êtres vivants.
A notre époque, la « banalité du mal » est un fait massif
A méditer à l’heure de la fascisation générale des politiques, des discours médiatiques dominants et des dirigeants…!
A l’heure de la non-révolte (seules des minorités ici et là se lèvent) contre la…
La suite est à lire sur: ricochets.cc
Auteur:

