Les propos datent d’il y a plusieurs jours. Mais la polémique, allumée par les médias de l’empire Bolloré, prend de l’ampleur ces dernières heures. C’est l’idée d’une « labellisation » des médias, non pas faite par l’Etat mais par les journalistes, avancée par Emmanuel Macron, qui est visée.
Le chef de l’Etat, qui fait une série de déplacements en région pour dénoncer les dangers des réseaux sociaux, a évoqué l’idée il y a deux semaines, à Arras, face aux lecteurs de la Voix du Nord. Porté « par des professionnels » des médias, le label viserait à « distinguer les réseaux et les sites qui font de l’argent avec de la pub personnalisée et les réseaux et les sites d’information », précisant que ce n’est pas au gouvernement de dire « ceci est une information, ceci n’en est pas ». Il s’agit de l’enjeu démocratique des fausses informations. Sur ce sujet, l’ONG Reporters sans frontières a déjà avancé, avec le Journalism Trust Initiative, dont l’AFP est membre. Rebelote vendredi dernier, dans les Vosges, à Mirecourt, devant les lecteurs du groupe EBRA, où le Président précise que « ce n’est pas l’Etat qui doit vérifier », sinon « ça devient une dictature ».
« Ce n’est pas un truc qui a germé dans l’esprit malade du Président Macron »
L’idée n’est pas nouvelle. Un fidèle rappelle que le Président « a évoqué cela depuis longtemps, lors de ses vœux à la presse, en…
Auteur: François Vignal

