Depuis Bunia, dans la province de l’Ituri, qui concentre 94 % des cas recensés dans le pays, le directeur des opérations d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Abdirahman Mahamud, a expliqué que la progression du nombre de contaminations confirmées s’explique par l’élargissement des capacités de dépistage.
Selon l’agence sanitaire onusienne, l’ouverture de laboratoires décentralisés a permis d’accélérer le traitement des échantillons suspects, notamment grâce à un site désormais pleinement opérationnel à Mongbwalu.
Plus de 5.000 cas contacts identifiés
La recherche des contacts est l’un des nouveaux piliers de la riposte. Selon un décompte effectué le 6 juin dernier, 5.040 cas contacts avaient été identifiés et faisaient l’objet d’un suivi dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. L’intensification de la recherche des contacts a permis aux agents de santé d’atteindre 62 % des contacts à ce jour, l’objectif étant d’atteindre 90 à 95 % « dans les semaines à venir ».
Plus largement, l’intensification des tests a conduit à une hausse du nombre de cas confirmés. Sur le terrain, les équipes de riposte disposent désormais d’un laboratoire décentralisé à Mongbwalu, pour effectuer des tests.
« Nous progressons lentement mais sûrement, mais nous n’avons pas encore atteint notre but. Et cela dépend de la confiance de la communauté et de la collaboration avec celle-ci », a rassuré le Dr Mahamud.
Dans ce nouveau dispositif, les agents de santé locaux jouent un rôle essentiel dans l’identification précoce et l’orientation des cas vers les centres de traitement. Il a qualifié le dispositif actuel de « système performant, intégré de la surveillance à la recherche des contacts, en passant par le centre de traitement et le laboratoire ».
Face à la méfiance…
Auteur: Nations Unies FR

