Emmanuel Macron devant des flammes. Voilà le portrait présidentiel revisité qui a été affiché sur le parvis des droits de l’Homme à Paris, en face de la Tour Eiffel, jeudi 10 décembre, par des militants d’ANV-COP21.
En début d’après-midi, une trentaine d’activistes a déroulé sur le sol cette immense affiche de 14×10 mètres, où était inscrit « Paris agreement in flames, Macron looks away », soit en français « L’accord de Paris part en fumée, Macron regarde ailleurs ».
Les militants voulaient interpeller l’opinion publique française et internationale sur « l’inaction climatique » du président de la République, le jour de la condamnation en appel des décrocheurs de portraits à Paris, et à deux jours du cinquième anniversaire de l’accord de Paris.
Les militants avaient déroulé une affiche représentant Emmanuel Macron devant des flammes. « L’accord de Paris part en fumée, Macron regarde ailleurs », avaient-ils écrit.
« Face à l’urgence, Emmanuel Macron ne fait que multiplier les opérations de communication politique, cela ne va pas plus loin, a lancé au micro Cécile Marchand, porte-parole d’ANV-COP21 et décrocheuse de portrait condamnée.
Depuis son arrivée au pouvoir, chaque année, la France prend un peu plus de retard par rapport à ses objectifs climatiques. À chaque arbitrage, le poids des lobbys industriels prime sur l’intérêt général. »
« Quel que soient les objectifs que la France s’est fixé, on ne les atteint pas »
« Tout le monde aujourd’hui s’accorde à demander des efforts supplémentaires à l’État français », a poursuivi Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace. Il a notamment cité l’Organisation des nations unies (ONU) qui avait demandé dès 2018 aux gouvernements — dont le gouvernement français — de tripler leurs efforts.
Jean-François Julliard a également évoqué le Haut conseil pour le climat — une instance…
Auteur: Justine Guitton-Boussion Reporterre
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