Le Coordonnateur humanitaire pour le territoire palestinien occupé, Muhannad Hadi, a déclaré que la survie de deux millions de personnes « est désormais en jeu ».
Les boulangeries ferment rapidement faute de farine ou de carburant pour faire fonctionner les générateurs électriques et depuis plus de six semaines, les autorités israéliennes empêchent toute importation commerciale d’entrer dans la bande de Gaza.
Vulnérabilité des pillages
« Dans le même temps, une recrudescence des pillages armés visant les convois humanitaires et les chauffeurs de camions, alimentée par l’effondrement de l’ordre public et de la sécurité, a encore plus paralysé notre capacité à collecter des fournitures dans les zones frontalières et à acheminer une aide essentielle », a-t-il affirmé.
Poussés au bord du gouffre, les civils n’ont pas accès à l’aide essentielle dont ils ont désespérément besoin, alors que jusqu’à présent cette année, les camions de l’ONU ont été pillés 75 fois – dont 15 attaques de ce type depuis le 4 novembre seulement – et que des pillards ont fait irruption dans les installations de l’ONU à 34 reprises.
« Rien que la semaine dernière, un chauffeur a reçu une balle dans la tête et a été hospitalisé, ainsi qu’un autre chauffeur de camion », a raconté M. Hadi. « Ce samedi, pas moins de 98 camions ont été pillés lors d’une seule attaque, et des camions ont été endommagés ou volés ».
Il a ajouté que même si les agences restent déterminées à rester sur place et à distribuer de l’aide, « notre capacité à le faire est de plus en plus remise en question ». Il est essentiel de rétablir l’Etat de droit pour permettre un accès sûr et sans entrave, a-t-il ajouté.
Les forces israéliennes ont frappé des tentes abritant des civils déplacés près de l’hôpital Al-Aqsa, dans une zone où les habitants du nord de Gaza ont été…
Auteur: Nations Unies FR

