L’activité physique à partir de 45 ans peut réduire le risque de démence, selon une nouvelle étude

Rester actif à partir de la quarantaine jouerait un rôle clé dans la prévention de la démence. Centre for Ageing Better/Unsplash

Bouger, c’est bon pour le corps… et pour le cerveau. Une étude états-unienne de grande ampleur montre que l’activité physique régulière, même débutée à partir de 45 ans, peut réduire significativement le risque de démence, y compris chez les personnes génétiquement prédisposées. Preuve supplémentaire que l’exercice reste l’un des meilleurs remèdes pour garder l’esprit vif en vieillissant.


Depuis des années, les scientifiques savent que bouger notre corps peut affûter notre esprit. En effet, l’activité physique stimule le flux sanguin vers le cerveau, améliore la neuroplasticité et réduit l’inflammation chronique. Ces processus sont considérés comme protecteurs face au déclin cognitif, y compris en ce qui concerne le risque de démence.

Pourtant, malgré des décennies de recherche, d’importantes questions demeurent. L’activité physique réduit-elle le risque de démence lorsqu’elle est pratiquée à tout âge ? Ou seulement lorsqu’on est jeune ? Et si l’on présente un risque génétique plus élevé, l’exercice physique peut-il encore faire la différence ?

Une nouvelle étude, tout juste publiée dans la revue médicale Jama Network Open, fournit certaines des réponses parmi les plus claires disponibles à ce jour. Fondée sur les données issues de l’étude épidémiologique au long cours Framingham Heart Study, menée aux États-Unis, ses conclusions confirment ce que de nombreux cliniciens affirmaient déjà à leurs patients : faire de l’exercice est bénéfique.

Ces travaux apportent aussi un éclairage nouveau sur l’effet potentiellement protecteur que confère la pratique d’une activité physique régulière dès 45 ans, même chez les personnes présentant une certaine prédisposition génétique à la démence. Décryptage.

En quoi cette étude…

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Auteur: Joyce Siette, Associate Professor | Deputy Director, The MARCS Institute for Brain, Behaviour and Development, Western Sydney University