Les changements climatiques, la forte prévalence des maladies chroniques et les niveaux alarmants d’inactivité physique sont trois enjeux centraux du XXIe siècle.
L’augmentation de la fréquence, de la durée et de l’intensité des vagues de chaleur est l’un des constats indéniables des changements climatiques déjà bien amorcés. D’ici la fin du siècle, entre la moitié et les trois quarts de la population mondiale seront exposés à une chaleur mortelle pendant plus de 20 jours par an, selon les divers scénarios climatiques. Et le Québec, lui, ne sera pas épargné.
Les impacts futurs des épisodes de chaleur extrême dépendront de l’ampleur des changements climatiques, mais aussi de notre capacité d’adaptation en devenant moins sensibles et vulnérables à la chaleur, et donc plus résilients. Chercheurs en sciences de l’activité physique et en physiologie environnementale, nous évaluons comment l’adoption d’un mode de vie actif peut permettre d’être mieux équipé pour faire face à la hausse des températures mondiales.
De quels mécanismes l’Humain dispose-t-il pour combattre la chaleur ?

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Lorsqu’il est exposé à la chaleur, l’organisme déploie plusieurs réponses pour tenter de la dissiper. La première est consciente et dépend de décisions comportementales que nous prenons pour minimiser l’exposition, comme chercher un endroit frais, allumer un ventilateur ou réduire notre activité physique.
Dans un second temps, si ces stratégies ne sont pas suffisantes, le cerveau active des réponses physiologiques qui sont, elles, hors de notre…
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Auteur: Thomas Deshayes, Chercheur postdoctoral en sciences de l’activité physique, Université de Montréal

