Les méthodes conventionnelles pour évaluer la biodiversité marine sont généralement basées sur des relevés visuels. Elles présentent donc des limites. Une nouvelle approche, basée sur l’ADN environnemental, cet ADN que laissent les espèces dans leur milieu, semble très prometteuse.
Les communautés de poissons dans le monde sont de plus en plus menacées par des facteurs de stress d’origine humaine, tels que la surpêche, la destruction des habitats, l’introduction d’espèces non indigènes, ainsi que par les changements globaux. Ces pressions impactent directement les stocks de poissons, qui offrent des intérêts commerciaux, culturels et récréatifs importants, mais aussi les fonctions écologiques vitales que ces communautés remplissent au sein des écosystèmes marins, comme la régulation du cycle des nutriments et le contrôle des réseaux trophiques. Pour préserver ces écosystèmes fragiles et menacés, il est impératif d’améliorer la gestion durable des ressources marines, et ce prérequis nécessite l’acquisition de données écologiques précises, collectées par le biais de programmes de surveillance réguliers.
Dans les zones côtières, les données écologiques sont généralement collectées à l’aide de méthodes conventionnelles, telles que le recensement visuel sous-marin (UVC), la vidéo sous-marine et la pêche expérimentale. Le recensement visuel sous-marin consiste en l’identification, le dénombrement et l’estimation de la taille de tous les poissons rencontrés sur une surface standardisée. Il s’agit de la méthode la plus couramment utilisée pour évaluer l’abondance, la biomasse et la composition des communautés de poissons. Cependant, cette méthode présente plusieurs limites. Tout d’abord, étant donné que les comptages sont réalisés par des plongeurs, la méthode est restreinte par la visibilité sous l’eau ainsi que par les règles de sécurité incombant à la pratique de…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Benoit Dérijard, Chercheur, biodiversité marine, protection des écosystèmes marins, plongée scientifique, Université Côte d’Azur

