L’IA, nouveau terrain d’affrontement dans la compétition économique mondiale. Le constat n’a pas échappé à la délégation aux entreprises du Sénat. Son président, le sénateur LR Olivier Rietmann, et ses collègues auditionnaient ce mardi la ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, Anne Le Hénanff, pour connaître les positions gouvernementales en la matière. L’enjeu : « Embarquer les entreprises françaises dans cette transition, de la TPE au grand groupe, y compris celles dont le cœur de métier n’est pas le numérique », pointe d’emblée Olivier Rietmann.
De la ministre, le sénateur souhaite des précisions sur ses plans « pour résister aux Etats-Unis et à la Chine » dans la course à l’IA. Une stratégie nécessairement continentale, insiste-t-il, alors que le sommet sur la souveraineté numérique européenne, tenu à Berlin en novembre dernier, a trahi les fortes inquiétudes de tous les acteurs du secteur quant à la dépendance technologique vis-à-vis de Washington et Pékin.
« Les résultats sont à la hauteur de nos ambitions »
Face à cette « révolution qui n’est pas de demain, mais d’aujourd’hui », Anne le Hénanff assure que la France a pris les devants via sa stratégie nationale sur l’IA lancée dès 2018. Emmanuel Macron en a dévoilé les nouveaux contours lors du Sommet de l’IA en février 2025, annonçant notamment la construction de plusieurs centres de…
Auteur: Christian Mouly

